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Santé: Ce que nous devons savoir sur le choléra

Faire mousser le savon et se frotter les mains pendant 20 secondes est important pour ce processus, car ces actions détruisent physiquement les germes et éliminent les germes et les produits chimiques de la peau. Lorsque vous vous rincez les mains, vous lavez les germes et les produits chimiques dans les égouts.
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Symptômes

Le choléra est une maladie très contagieuse qui peut causer une diarrhée sévère et aqueuse. Les symptômes se manifestent entre 12 heures et 5 jours après avoir ingéré des aliments ou de l’eau contaminée. Cette maladie peut être mortelle en quelques heures si aucun traitement n’est administré, et elle peut toucher aussi bien les enfants que les adultes.

 

La plupart des personnes infectées par le V. cholerae ne présentent aucun symptôme, bien que la bactérie soit présente dans leurs selles pendant 1 à 10 jours après l’infection et puisse être éliminée dans l’environnement, où elle peut potentiellement infecter d’autres personnes.

 

Chez les personnes présentant des symptômes, ceux-ci sont généralement légers à modérés dans la plupart des cas, mais chez une minorité, une diarrhée sévère et aqueuse accompagnée d’une déshydratation peut se développer. Sans traitement, cela peut entraîner la mort.

Historique

Au XIXe siècle, le choléra s’est répandu dans le monde entier à partir de son réservoir original, dans le delta du Gange en Inde. Les 6 pandémies qui ont eu lieu par la suite ont tué des millions de personnes sur tous les continents. La pandémie actuelle (la septième) a démarré en Asie du Sud, en 1961, a atteint l’Afrique en 1971, puis les Amériques en 1991. Le choléra est désormais endémique dans de nombreux pays.

Épidémiologie, facteurs de risque, et charge de morbidité

Le choléra peut être endémique ou épidémique. Une zone d’endémie du choléra est une zone où des cas de choléra confirmés ont été détectés pendant trois des cinq dernières années, une transmission locale étant établie (ce qui signifie que les cas ne sont pas importés). Par flambée/épidémie de choléra, on entend la survenue d’au moins un cas confirmé de choléra, la transmission locale étant attestée dans une zone où le choléra ne sévit pas habituellement.

Dans les pays d’endémie, une flambée peut être saisonnière ou sporadique et le terme de «flambée» s’entend d’un nombre de cas supérieur aux attentes. Dans un pays qui n’est généralement pas touché par la maladie, on entend par «flambée» la survenue d’au moins un cas confirmé de choléra, la transmission locale étant attestée dans une zone où le choléra ne sévit pas habituellement.

La transmission du choléra est étroitement liée à un accès inapproprié à l’eau potable et à des installations d’assainissement. On trouve dans les zones à risque typiques les bidonvilles périurbains, qui ne disposent d’aucune infrastructure de base, ou les camps de réfugiés ou de personnes déplacées, où les besoins minimums en eau potable et en assainissement ne sont pas assurés.

Les crises humanitaires, qui ont notamment pour conséquence l’interruption des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement et les déplacements de populations dans des camps mal équipés et surpeuplés, peuvent augmenter le risque de transmission du choléra, si jamais le bacille est présent ou s’il est introduit. Il n’y a jamais eu d’épidémie à partir de cadavres de personnes non infectées.

Le nombre de cas de choléra notifiés à l’OMS est resté élevé au cours des dernières années. En 2016, 38 pays ont déclaré un total de 132 121 cas, dont 2420 mortels3. La discordance entre ces chiffres et l’estimation de la charge de morbidité vient du fait que de nombreux cas ne sont pas recensés en raison des limitations des systèmes de surveillance et des craintes de répercussions négatives sur le commerce et le tourisme.

Prévention et lutte

Une approche pluridisciplinaire est essentielle pour prévenir et combattre le choléra, et faire baisser la mortalité. Les mesures utilisées associent la surveillance, l’amélioration de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène, la mobilisation sociale, le traitement de la maladie et les vaccins anticholériques oraux.

Traitement

Le choléra est une maladie facile à traiter. On peut guérir la majorité des sujets atteints en leur administrant rapidement les sels de réhydratation orale (SRO). Le sachet standard de SRO OMS/UNICEF est à dissoudre dans 1 litre (l) d’eau potable. Jusqu’à 6 litres de SRO peuvent être nécessaires pour traiter une déshydratation modérée chez un patient adulte le premier jour.

Les patients gravement déshydratés présentent un risque de choc et l’administration rapide de liquide par voie intraveineuse s’impose. Un adulte de 70 kg aura besoin d’au moins 7 l de liquide par perfusion, en plus des SRO, pendant son traitement. Ces patients reçoivent également des antibiotiques adaptés pour raccourcir la durée de la diarrhée, diminuer les quantités de liquide de réhydratation nécessaires et écourter la durée de l’excrétion des bacilles de V. cholerae dans leurs selles.

On ne recommande pas l’administration de masse des antibiotiques, car elle n’a aucun effet sur la propagation de la maladie et contribue à renforcer les résistances.

L’accès rapide au traitement est essentiel lors d’une flambée de choléra. Le traitement par les sels de réhydratation orale doit être disponible dans les communautés, mais les patients doivent aussi avoir accès à des centres plus importants où les perfusions intraveineuses et une prise en charge complète pourront être assurées. Avec une prise en charge rapide et adaptée, le taux de létalité devrait se maintenir en dessous de 1%.

Le zinc est un important traitement d’appoint chez l’enfant de moins de 5 ans, qui réduit aussi la durée d’une diarrhée et peut prévenir des épisodes ultérieurs de diarrhée aqueuse aiguë due à d’autres causes. L’allaitement au sein doit aussi être encouragé.

Promotion de l’hygiène et mobilisation sociale

Les campagnes d’éducation sanitaire, adaptées à la culture et aux croyances locales, devraient promouvoir l’adoption de règles d’hygiène appropriées, comme le lavage des mains au savon, la préparation et la conservation sans danger des aliments et l’élimination en toute sécurité des selles des enfants. Les pratiques funéraires doivent être adaptées pour les personnes qui décèdent du choléra afin de prévenir l’infection parmi les participants aux cérémonies. L’allaitement au sein doit aussi être encouragé.

En outre, pendant les flambées, des campagnes de sensibilisation doivent être organisées et des informations transmises aux communautés sur les risques potentiels et les symptômes du choléra, sur les précautions à prendre pour se protéger contre la maladie, quand et où notifier les cas, ainsi que sur la nécessité de consulter immédiatement lorsque les symptômes apparaissent. L’emplacement des centres de traitement adaptés doit aussi être connu des populations.

L’engagement communautaire joue un rôle clé pour les modifications à long terme des comportements et pour la lutte contre le choléra.

 

 

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